La réglementation du contrôle des changes en Afrique du Sud se durcit soudainement : les non-résidents doivent se méfier des nouvelles règles !

Fin octobre 2025, sans tambour ni trompette, la South African Reserve Bank (SARB) a discrètement publié une version actualisée du Currency and Exchanges Manual for Authorised Dealers, suite à la circulaire de contrôle des changes 16/2025. Ces modifications sont très importantes pour tout non-résident qui perçoit des revenus de source sud-africaine, y compris pour les personnes qui ont cessé de résider en Afrique du Sud. et doit être examinée avec la plus grande attention. Et après quelques années de relâchement des exigences de la SARB, il s'agit d'un resserrement significatif.

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L'essentiel de ce changement est que les négociants agréés (banques sud-africaines) doivent désormais s'assurer que le destinataire non-résident est en règle avec le SARS avant de pouvoir transférer des fonds à l'étranger. Pour ce faire, ils doivent obtenir l'approbation du statut de conformité fiscale pour les transferts internationaux (TCS-AIT PIN) lorsque la personne ou l'entité est enregistrée auprès du SARS. Si le non-résident n'est pas enregistré auprès du SARS, une lettre de conformité manuelle (MLC - International Transfer) est requise.

Ces règles s'appliquent à un large éventail de paiements de source sud-africaine, notamment les dividendes, les revenus locatifs, les distributions de fiducie, les jetons de présence, les redevances, les pensions et les rentes. Certaines banques peuvent autoriser les paiements récurrents de pensions/rentes si l'IRP5/IT3(a) initial et les preuves de statut sont correctement soumis à l'origine, mais cela reste soumis à la politique de la banque et à la vérification.

Cette nouvelle exigence semble particulièrement problématique pour les non-résidents qui reçoivent des dividendes. Même si les actions sont endossées comme appartenant à un non-résident, il semble qu'une MLC sera nécessaire (si l'actionnaire n'est pas enregistré auprès du SARS, et nous pensons que la plupart des actionnaires étrangers ne seront pas enregistrés auprès du SARS). Il n'est pas clair si une nouvelle MLC doit être obtenue pour chaque paiement de dividende, ou s'il s'agit d'un processus “une fois pour toutes”.

En outre, les personnes qui, par le passé, ont “émigré financièrement” ou qui pensaient que leur statut en matière de contrôle des changes avait été réglé par des procédures antérieures, peuvent constater que ces désignations historiques ne sont plus suffisantes. Les banques chercheront à obtenir une confirmation officielle de la non-résidence et l'approbation SARS correcte (TCS ou MLC) au moment du transfert.

Implications pratiques

Ces changements signifient que des fonds qui auraient auparavant circulé relativement facilement à l'étranger peuvent maintenant être retardés ou bloqués jusqu'à ce que les approbations du SARS soient produites. Il existe un lien évident entre les procédures de résidence fiscale du SARS et l'autorisation de contrôle des changes. Cela souligne l'importance de la cessation officielle de la résidence fiscale en Afrique du Sud et la nécessité de veiller à ce que les registres du SARS et des banques soient alignés.

Les non-résidents détenant des actifs ou des flux de revenus sud-africains doivent s'attendre à une documentation plus abondante, à davantage d'interactions avec les procédures SARS et à des délais de traitement plus longs de la part des banques. Les structures détenant des actifs sud-africains avec des bénéficiaires ou des actionnaires non-résidents doivent être examinées pour s'assurer que toutes les parties ont le statut SARS correct et les approbations en place.

Conclusion

Les modifications d'octobre 2025 représentent un renforcement substantiel du régime de contrôle des changes sud-africain en ce qui concerne les paiements des non-résidents. L'obligation d'obtenir l'approbation de la conformité fiscale du SARS avant que les fonds ne quittent l'Afrique du Sud est désormais inscrite dans les règles relatives aux négociants agréés. Pour toute personne ou structure prévoyant de transférer des revenus de source sud-africaine à l'étranger, le statut de résident fiscal SARS, la conformité SARS et le bon instrument d'approbation SARS (TCS-AIT ou MLC) sont désormais essentiels.

Si vous ou vos clients êtes des non-résidents percevant des revenus de source sud-africaine, il est essentiel de comprendre comment ces nouvelles exigences en matière de contrôle des changes affectent votre capacité à transférer des fonds à l'étranger.

Notre équipe peut vous aider à revoir vos structures actuelles, à évaluer votre statut de résident fiscal et à vous assurer que toutes les approbations SARS nécessaires sont en place avant que les transactions ne soient initiées.

Prenez contact avec nous dès aujourd'hui pour garantir la conformité et éviter des retards coûteux dans le cadre des nouvelles règles de la SARB.

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