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Les prix de transfert sont un casse-tête ? Les ajustements de prix de transfert sont encore pires...
Les ajustements de prix de transfert (PT) se produisent lorsqu'une transaction entre des personnes liées ou des entreprises associées s'avère être une transaction avec lien de dépendance, et qu'un ajustement est effectué sur le revenu imposable afin de rejeter une déduction ou d'inclure un montant imposable, et donc de “corriger” le revenu imposable. Les ajustements fiscaux sont complexes et ont d'autres implications fiscales, pas seulement en termes d'impôt supplémentaire sur les sociétés. Un ajustement fiscal peut également avoir des conséquences en matière d'impôt sur les dividendes, de retenue à la source et même de TVA. En outre, les ajustements fiscaux comprennent à la fois un ajustement primaire (c'est-à-dire la “correction” du revenu imposable) et un ajustement secondaire (c'est-à-dire un impôt supplémentaire dû en conséquence directe de l'ajustement primaire).
Le timing des ajustements de la taxe de séjour est essentiel
Dans une récente affaire fiscale sud-africaine (CBA (Pty) Ltd v Commissioner for the South African Revenue Service (Case No. 24674)), le verdict a réaffirmé que l'impôt est un événement annuel et que, par conséquent, les dépenses et/ou les déductions demandées doivent correspondre à l'année au cours de laquelle ces dépenses ou ces actifs sont effectivement encourus. Ce principe s'applique également à la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, un contribuable effectuant des transactions transfrontalières au sein d'un groupe doit le faire dans des conditions de pleine concurrence pour chaque année d'imposition. Si le critère de pleine concurrence n'est pas respecté et qu'il en résulte un avantage fiscal pour l'une des parties à la transaction, un ajustement du prix de transfert peut s'avérer nécessaire. Pour parvenir à un résultat de pleine concurrence, les contribuables ont souvent recours à des ajustements fiscaux rétrospectifs. Par exemple, si le contribuable a surpayé son fournisseur étranger rattaché au cours de l'année et qu'il ne respecte pas la marge opérationnelle de pleine concurrence fixée dans le cadre de la politique fiscale, le fournisseur devra émettre une note de crédit afin d'ajuster rétrospectivement la marge opérationnelle au niveau de pleine concurrence.
En appliquant le principe suivi dans l'affaire du tribunal fiscal, il est douteux que le SA Revenue Service (SARS) accepte qu'un contribuable procède à un ajustement rétrospectif en termes d'ajustement de rattrapage au cours d'une année ultérieure et le considère comme faisant partie du calcul du revenu imposable de l'année ultérieure. Il est donc essentiel pour les contribuables non seulement de documenter leur politique en matière d'impôt sur le revenu, mais aussi de veiller à ce que les ajustements soient effectués tout au long de l'année (plutôt que de procéder à des ajustements rétrospectifs en fin d'année dans les registres comptables).
Ajustements TP et dividendes Impôts et pénalités
Un contribuable est tenu de procéder à un ajustement TP dans sa déclaration d'impôt sur le revenu afin de refléter la rémunération de pleine concurrence qui aurait dû être perçue pour la fourniture/réception de biens et de services interentreprises. Cet ajustement donne lieu à un impôt normal au taux standard. En Afrique du Sud, il y a également une conséquence supplémentaire sous la forme d'un impôt sur les dividendes au taux de 20% sur l'ajustement fiscal.
Si le contribuable ne procède pas à ces ajustements dans sa déclaration d'impôt, le SARS risque de procéder à un ajustement de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les dividendes à payer et de réclamer des pénalités et des intérêts pour sous-estimation.
Sur la base des opinions exprimées dans l'arrêt Volkswagen of South Africa (Pty) Ltd v C : SARS 70 SATC 195, l'impôt sur les dividendes dû par une société sur un dividende en nature ou un dividende réputé en nature n'entre pas dans le champ d'application de l'article sur les dividendes d'une convention fiscale. L'importance de cette déclaration réside dans le fait que le taux de 20% sur le dividende réputé ne peut être réduit en vertu de l'article sur les dividendes d'une convention fiscale.
Ajustements TP et TVA
Les ajustements du prix de transfert sont généralement effectués en fin d'année et peuvent être prospectifs ou rétrospectifs, et à la hausse ou à la baisse selon les circonstances. En ce qui concerne les ajustements prospectifs, aucune action n'est requise du point de vue de la TVA, étant donné que l'augmentation du prix de transfert pour les livraisons futures sera reflétée sur les factures futures correspondantes et que la TVA sera comptabilisée en conséquence.
En ce qui concerne les ajustements rétrospectifs, si une société étrangère du groupe procède à un ajustement du prix de transfert en fin d'année, elle peut être redevable de la TVA (et des droits de douane) si le prix des biens importés est augmenté rétroactivement. Il en va de même pour les services importés. Les biens et services exportés peuvent généralement bénéficier de la détaxation, à condition d'obtenir les documents nécessaires.
En février 2022, les autorités fiscales italiennes ont abordé la question du traitement TVA des ajustements de fin d'année de la taxe sur la valeur ajoutée. En résumé, un ajustement de fin d'année de la taxe sur la valeur ajoutée n'aura des conséquences en matière de TVA que s'il existe un lien direct entre l'ajustement de la taxe sur la valeur ajoutée et la contrepartie payée pour les biens.
Prochaines étapes
Le TP n'est donc jamais simple, et les ajustements ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Si vous vous posez des questions sur les ajustements du TP, n'hésitez pas à nous contacter.
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