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L'administration fiscale sud-africaine (SARS) a offert aux contribuables un cadeau de fin d'année très attendu, sous la forme de la version finale de la note d'interprétation 127 (IN 127) : “Détermination du revenu imposable de certaines personnes provenant de transactions internationales : prêts intragroupes”.
L'IN fournit des indications attendues depuis longtemps sur la manière dont le SARS appliquera les dispositions modifiées de l'article 31 de la loi 58 de 1962 relative à l'impôt sur le revenu (Income Tax Act, 58 of 1962) (“ITA”) aux prêts intragroupes. Cette mesure était très attendue car, depuis le retrait de la note pratique 2, il n'existait qu'un projet de note d'interprétation depuis 2013. Cela a entraîné une incertitude pour les contribuables quant à la manière dont le SARS interpréterait certains aspects de la section 31 de l'ITA.
La version définitive de l'IN 127 fournit des orientations sur l'application du principe de pleine concurrence dans le contexte de la tarification des prêts intragroupes et couvre plusieurs aspects, notamment les transactions qui peuvent être considérées comme des transactions affectées, les personnes qui peuvent être considérées comme des personnes liées et des entreprises associées, ainsi que les facteurs que le SARS prendra en compte pour déterminer si le principe de pleine concurrence a été respecté.
Le SARS souligne dans l'IN 127 qu'il agira sévèrement pour protéger le fisc s'il s'avère que les parties ont agi en contradiction avec le principe de pleine concurrence.
Quelques-unes des questions clés abordées dans l'IN 127 sont brièvement résumées ci-dessous :
Longueur de bras
Le paragraphe 5 de l'IN 127 stipule que le SARS considérera que la dette d'un contribuable n'a pas de lien de dépendance si, entre autres facteurs, certaines ou toutes les circonstances suivantes sont réunies :
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Le contribuable est endetté au-delà de ce qu'il pourrait supporter seul (c'est-à-dire qu'il est faiblement capitalisé).
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La durée du prêt est supérieure à ce qu'elle serait dans des conditions de pleine concurrence.
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Le remboursement, le taux d'intérêt ou d'autres conditions ne correspondent pas à ce qui aurait été conclu ou accepté dans des conditions de pleine concurrence.
Aucune règle de “sphère de sécurité” n'a toutefois été introduite.
L'IN 127 indique que le financement direct et indirect est inclus dans le champ d'application de la section 31 de l'ITA et comprend les garanties fournies par une partie pour soutenir le crédit d'un emprunteur.
Capitalisation restreinte
En appliquant le principe de pleine concurrence, le SARS demande aux contribuables de considérer une transaction du point de vue de l'emprunteur et du prêteur.
Par conséquent, le montant d'une dette contractée dans des conditions de concurrence normale par un emprunteur présentant un bilan sain et des réserves de trésorerie excédentaires peut être nul et ce prêt tombera sous le coup de l'article 31 de la loi sur les impôts si l'emprunteur ne peut justifier d'un besoin ou d'une raison d'ordre commercial ou d'un avantage commercial pour obtenir le prêt en question.
Accord de tarification avancée
Selon l'IN 127, bien qu'aucune procédure d'accord préalable sur les prix ne soit encore en place, le SARS envisage l'introduction d'une procédure d'APP.
Nous espérons que cette nouvelle publication de l'IN apportera aux contribuables un peu de réconfort et de certitude à l'aube de la nouvelle année.
Si vous souhaitez discuter plus en détail des implications de l'IN 127 ou comprendre l'impact qu'elle pourrait avoir sur votre entreprise, n'hésitez pas à contacter nous contacter.
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