{"id":7548,"date":"2025-08-21T16:57:22","date_gmt":"2025-08-21T12:57:22","guid":{"rendered":"https:\/\/reganvanrooy.com\/?p=7548"},"modified":"2026-01-05T14:02:30","modified_gmt":"2026-01-05T10:02:30","slug":"coke-ou-pepsi-les-dernieres-batailles-judiciaires-en-matiere-de-prix-de-transfert-dans-le-secteur-des-boissons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/coke-or-pepsi-the-latest-transfer-pricing-courtroom-battles-in-beverage-land\/","title":{"rendered":"Coke ou Pepsi : Les derni\u00e8res batailles judiciaires en mati\u00e8re de prix de transfert au pays des boissons"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le monde complexe de la fiscalit\u00e9, les d\u00e9cisions de justice font souvent office de r\u00e8gles. Ils clarifient la mani\u00e8re dont la l\u00e9gislation doit \u00eatre appliqu\u00e9e, \u00e9tablissant des pr\u00e9c\u00e9dents sur lesquels les contribuables et les autorit\u00e9s fiscales s'appuient pour soutenir et d\u00e9fendre leurs positions. R\u00e9cemment, deux g\u00e9ants de la boisson tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9s, PepsiCo et Coca-Cola, ont fait l'objet d'une d\u00e9cision de justice : PepsiCo et Coca-Cola, ont test\u00e9 ces limites, avec des r\u00e9sultats tr\u00e8s diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Coke ou Pepsi : Les derni\u00e8res batailles judiciaires en mati\u00e8re de prix de transfert au pays des boissons | Thembelihle Nkosi\" width=\"800\" height=\"450\" data-src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/afcBUDxPnbI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen src=\"about:blank\" class=\"lazyload\" data-load-mode=\"0\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">PepsiCo - La Haute Cour australienne se prononce sur les accords d'embouteillage<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Contexte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux entit\u00e9s du groupe PepsiCo US (\u201cPepsiCo\u201d) ont conclu un accord de fourniture de concentr\u00e9 avec Schweppes Australia Pty Ltd (\u201cSAPL\u201d), permettant \u00e0 SAPL de fabriquer des boissons de marque. Parall\u00e8lement, PepsiCo a accord\u00e9 \u00e0 SAPL une licence exclusive pour l'utilisation des marques et autres droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle n\u00e9cessaires \u00e0 la fabrication, au conditionnement et \u00e0 la distribution des boissons en Australie. Les contrats stipulaient clairement la contrepartie convenue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Le commissaire fiscal australien a contest\u00e9 l'accord, arguant qu'une partie des paiements devait \u00eatre requalifi\u00e9e en redevances et soumise \u00e0 la retenue \u00e0 la source (\u201cWHT\u201d). La Cour f\u00e9d\u00e9rale lui a initialement donn\u00e9 raison, estimant que les accords d'embouteillage incluaient effectivement des redevances (malgr\u00e9 l'absence de clause expresse sur les redevances), entra\u00eenant l'application de l'imp\u00f4t \u00e0 la source ou de l'imp\u00f4t sur les b\u00e9n\u00e9fices d\u00e9tourn\u00e9s (\u201cDPT\u201d). Comme pr\u00e9vu, PepsiCo n'a pas \u00e9t\u00e9 satisfaite de ce jugement et a donc fait appel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sultat du recours<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En appel, l'ensemble de la Cour f\u00e9d\u00e9rale a annul\u00e9 cette d\u00e9cision. La majorit\u00e9 a estim\u00e9 que, comme les accords n'incluaient pas express\u00e9ment des redevances, ni l'imp\u00f4t sur le patrimoine ni la taxe sur la valeur ajout\u00e9e ne s'appliquaient. Le 13 ao\u00fbt 2025, PepsiCo a remport\u00e9 la victoire en appel lorsque la Haute Cour d'Australie a rendu une d\u00e9cision partag\u00e9e 4-3 confirmant ce r\u00e9sultat, confirmant que les paiements concernaient uniquement des concentr\u00e9s et non des redevances de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Principaux enseignements<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette affaire souligne l'importance d'accords interentreprises solides. En d\u00e9finissant clairement les biens transf\u00e9r\u00e9s et le prix factur\u00e9, PepsiCo a pu s'acquitter de la charge de la preuve et finalement l'emporter.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L'appel de Coca-Cola concernant les prix de transfert aux \u00c9tats-Unis s'intensifie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Contexte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si PepsiCo a obtenu gain de cause, Coca-Cola est confront\u00e9 \u00e0 une bataille difficile. La Cour fiscale am\u00e9ricaine a pr\u00e9c\u00e9demment confirm\u00e9 une r\u00e9affectation des revenus de $9 milliards, augmentant ainsi le revenu imposable de Coca-Cola aux \u00c9tats-Unis. La Cour a approuv\u00e9 la m\u00e9thode des b\u00e9n\u00e9fices comparables (\u201cCPM\u201d) de l'Internal Revenue Service (\u201cIRS\u201d), rejetant la formule \u201c10-50-50\u201d utilis\u00e9e de longue date par Coca-Cola, et a estim\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re am\u00e9ricaine \u00e9tait sous-r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e pour ses pr\u00e9cieuses activit\u00e9s de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et de commercialisation. L'ajustement s'est traduit par un d\u00e9ficit fiscal de $2,7 milliards, y compris les p\u00e9nalit\u00e9s et les int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>D\u00e9veloppements r\u00e9cents<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En mars 2025, Coca-Cola a interjet\u00e9 appel aupr\u00e8s du onzi\u00e8me circuit. Elle affirme que l'abandon par l'IRS de la formule accept\u00e9e de longue date \u00e9quivaut \u00e0 un \u201capp\u00e2t et un \u00e9change\u201d. L'appel remet en question la fiabilit\u00e9 du CPM et affirme que le changement soudain d'approche de l'IRS est injuste et incoh\u00e9rent. Cet argument est \u00e9galement soutenu par trois des quatre grands cabinets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Implications<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9cision pourrait red\u00e9finir l'autorit\u00e9 de l'IRS en vertu de la section 482, en confirmant ou en limitant son pouvoir discr\u00e9tionnaire d'appliquer r\u00e9troactivement de nouvelles m\u00e9thodes. Le r\u00e9sultat pourrait \u00e9galement influencer les pratiques mondiales en mati\u00e8re de prix de transfert, en particulier l'\u00e9valuation des actifs incorporels li\u00e9s au marketing.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9cision PepsiCo limite la capacit\u00e9 de l'administration fiscale australienne \u00e0 requalifier les paiements d'approvisionnement en redevances, ce qui clarifie la situation pour les multinationales op\u00e9rant en Australie. En revanche, l'issue de l'appel interjet\u00e9 par Coca-Cola reste incertaine, mais les enjeux sont importants : l'affaire pourrait modifier les pouvoirs de l'IRS en mati\u00e8re de prix de transfert et se r\u00e9percuter sur l'ensemble des r\u00e9gimes fiscaux mondiaux.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous vous invitons \u00e0 <a href=\"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/contact\/\">contact<\/a> pour \u00e9tudier la mani\u00e8re dont vos accords interentreprises peuvent \u00eatre structur\u00e9s pour une clart\u00e9 et une solidit\u00e9 maximales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In the complex world of taxation, court judgments often serve as a rulebook. They clarify how legislation should be applied, setting precedents that taxpayers and revenue authorities rely on to support and defend their positions. Recently, two high-profile beverage giants: PepsiCo and Coca-Cola, have tested these boundaries, with quite different results. PepsiCo &#8211; Australian High [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":7549,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-7548","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-transfer-pricing"],"acf":[],"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7548","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7548"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7548\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7580,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7548\/revisions\/7580"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7549"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7548"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7548"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/reganvanrooy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7548"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}